
Apportez vie, chants et couleurs dans votre jardin !
Mésanges, sittelles, grimpereaux et rougequeues parviennent parfois difficilement à trouver un endroit où faire leur nid, observez les espèces qui visitent votre jardin et aidez-les en leur offrant un nichoir.
Fabriquez et posez des nichoirs à oiseaux cavicoles* !
* dont la nichée doit être élévée à l’obscurité.
N.B. : Rouge-gorges, Merle noir et Rouge-queue noir sont semi-cavernicoles et recherchent un nichoir ouvert !
On estime qu’entre 2 et 5 milliards d’oiseaux sont tués chaque année par les chats domestiques.
Plus de 3 millions de personnes par an meurent à cause de maladies transmises par les moustiques.
Les mésanges consomment entre autres des chenilles dont les processionnaires du pin et du chêne ainsi que des pucerons et autres espèces parasites.
Quelques conseils :
Choix du bois :
Les meilleurs bois seraient les résineux, en particulier le pin de Douglas : ils contiennent des résines protectrices (épicéa, mélèze), mais il y a aussi les chênes.
Eviter le contre-plaqué et l’aggloméré qui libèrent des colles toxiques en se dégradant, ainsi que les bois traités chimiquement.
Le bois recyclé non traité en bon état est une façon de donner une nouvelle vie à une vieille planche remisée dans votre garage …
Période de pose : A partir de février de nombreuses espèces commencent à prospecter …
Si vous les posez plus tard, certains couples auront déjà repéré leur zone de nidification …
Diamètre du trou … Il doit être adapté à l’epèce que vous voulez attirer :
25mn pour les mésanges noires.
26mm pour les mésanges nonettes.
27-28mm pour les mésanges huppées et bleues.
30mm pour les mésanges charbonnières.
45 mm pour l’étourneau sansonnet.
N.B. : Rouge-gorge : entrée largement ouverte sur un côté.
Orientation du trou d’entrée/sortie : vers le soleil levant : est, ou sud-est.
(Contrairement aux hôtels à insectes qui seront dirigés vers le sud)
Les oiseaux le savent : à l’est, il n’y a jamais de vents froids et jamais de pluies battantes.
Les pluies battantes viennent de l’ouest et les vents froids viennent du nord….
Alors cap à l’est, pour être face au soleil quand la journée commence !
Installation du nichoir : Choisissez un lieu calme, hors de portée des curieux et des prédateurs, à une hauteur de 2 à 5 mètres selon l’espèce, légèrement incliné vers le bas pour éviter l’entrée d’eau en temps de pluie.
Contre les prédateurs grimpeurs (chats fouines, martres, écureuils ..) : un buisson épineux à la base, des colliers de piquants, un « balcon » (voir modèle LPO).
Le balcon empêche les pattes de prédateurs éventuels d’atteindre la nichée.
Fabrication d’un nichoir à balcon pour Mésanges Charbonnières.
Il est plus difficile de les protéger contre d’autres prédateurs comme le geai des chênes, les corbeaux et les pies qui peuvent décimer parents et enfants …
Quels arbres choisir ? Evitez de mettre des nichoirs dans certains arbres fruitiers (cerisier, mirabellier…) dont la cueillette pourrait correspondre à la présence de jeunes dans votre nichoir.
Pour aller plus loin avec Permaculture design.
Construction (voir détails sur mon autre publication) et entretien :
Placer un toit plus large que le nichoir et le couvrir d’un matériau imperméable en hiver si vous ne rentrez pas vos nichoirs à la fin de la belle saison (septembre-octobre).
Pour le nettoyer en fin de saison afin de prévenir contre les risques de maladie et les invasions de parasites (puces, acariens, …) :
-Un fond amovible (ou un toit amovible) vous aidera pour le nettoyage.
-Videz-le de tous ses matériaux, brossez l’intérieur avec une brosse métallique, passez un coup de chalumeau pour détruire les parasites puis badigeonnez à l’essence de thym ou de serpolet.
-Un mélange avec 2/3 d’huile de lin et 1/3 de térébenthine protègera le bois contre l’humidité, les champignons et les insectes. Une lazure à base d’eau peut également protéger le bois.
Dans ces 2 cas, une application externe exclusivement et à l’automne pour les émanations !
Les parties les plus exposées aux intempéries (toit en particulier) doivent reçevoir une double couche.
Les nourrir ou pas ?
En automne et en hiver, vous pouvez leur procurer différentes ressources collectées lors de vos promenades : baies de sorbier, de genièvre, d’aubépine et de sureau, mais augmenter la biodiversité de votre jardin est une alternative aux mangeoires à oiseaux. Mais nourir les oiseaux peut avoir comme inconvénients de créer une dépendance alimentaire ainsi qu’un déséquilibre en favorisant certaines espèces au détriment d’autres. De plus, ces mangeoires doivent, elles aussi, être soigneusement et régulièrement nettoyées chaque hiver pour ne pas devenir des foyers de prolifération de maladies.
D’autres espèces méritent d’être hébergées comme :
-les hirondelles (de fenêtre et rustiques), les martinets = LPO
-les chouettes chevêche
-les faucons crécerelles
-et même … les chauves souris !
Les photos ci dessous sont de Jean-Louis Lovisa, ami et voisin qui m’a fait visiter son jardin des oiseaux d’où viennent ces photos …


Dimorphisme : une histoire de plus ou moins bleu et de bandeau plus ou moins sombre (Lili et Charly).
La différence ne saute pas aux yeux et il est parfois difficile de distinguer le mâle de la femelle.
Le bleu du mâle (à droite) est plus profond. Même chose pour le bandeau qui passe sur l’oeil : il est noir chez le mâle et bleu très foncé chez la femelle .
Pour voir l’article complet sur les mésanges bleues de Jean-Louis LOVISA : https://lejardindesoiseaux.fr/…/mesange-bleue…/
Vous y trouverez que l’on raconte que c’est une mésange bleue qui découvrit comment percer
l’opercule des bouteilles de lait qui étaient déposées sur le seuil des maisons anglaises pour en boire le contenu. On dit aussi qu’en les observant, d’autres mésanges puis d’autres oiseaux se mirent à les imiter. Vérité ou légende ?


Pour voir l’article complet sur les mésanges charbonnières de Jean-Louis LOVISA : https://lejardindesoiseaux.fr/…/mesange-charbonniere…/